Il y a 40 ans aujourd'hui, Martin
Luter King était assassiné d'une balle en pleine
tête, sur le balcon d'un petit motel du centre de
Memphis.
Né le 15 janvier 1929, il avait été le plus
jeune lauréat du prix Nobel de la Paix, en 1964.
Véritable héros charismatique de
l'égalité raciale, depuis le boycott en 56 des bus de
Montgomery, et les grandes marches non-violentes, ce
révérend baptiste afro-américain avait
prononcé son célèbre discours "I have a
dream" le 28 août 1963, devant le Lincoln Memorial,
à Washington, durant une marche pour l'emploi et la
liberté qui avait rassemblé 250 000 personnes (Noirs
et Blancs ensembles).
Une autre grande figure
américaine, victime là aussi d'un assassinat
mystérieux, John F. Kennedy (assassiné, je vous le
rappelle, le 22 novembre 63 à Dallas), lui avait
apporté son soutien dans la lutte contre la discrimination
raciale.
40 ans plus tard, nombre
d'observateurs font le parallèle entre le combat et
l'éloquence du pasteur d'Atlanta, et celle du
sénateur de l'Illinois, Barack Obama. Le candidat
démocrate noir a récemment abordé en effet la
question encore bien vivace du racisme aux Etats-Unis, dans un
discours à Philadelphie, redonnant de la vigueur au
RÊVE du héros de la lutte pour les droits civiques des
Noirs Américains.
Dans tout le pays, des
cérémonies religieuses et des conférences
universitaires vont célébrer aujourd'hui la
mémoire de Martin Luther King, apôtre de la
non-violence.